LES ÉMOTIONS ET LES ORGANES

Savais tu qu’il existait un lieu entre les organes et les émotions ?

Et oui, tout ce que vous ressentez affecte votre corps, de façon positive ou négative. Ainsi, toutes nos émotions, mais aussi les sentiments qui en découlent, sont liés à des organes spécifiques et la façon dont nous les accueillons et vivons va affecter l’organe avec le quel elle est en lien. Comme pour nous alerter que nous n’avons pas répondu au besoin caché derrière cette émotion (ou peut-être même que nous l’avons ignoré), notre corps va envoyer un petit signal d’alarme pour nous faire réagir via l’organe lié à l’émotion en question.

LE CŒUR : Il représente notre joie et notre capacité à aimer.

  • La haine et le déni affaiblissent l’énergie du cœur.
  • L’amour et la joie nourrissent l’énergie du cœur.

La haine et le déni (envers soi-même ou les autres) vont affecter négativement l’énergie du cœur, et peuvent nuire aux facultés cardiaques. Si je ne crois pas en moi et ne m’accorde aucune tendresse je ne pourrais ni donner ou accepter et recevoir l’amour. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas le droit de ressentir de la haine! Je dois l’accueillir et comprendre pourquoi je suis touché(e) de cette façon, quel besoin se cache derrière cette émotion ? Il s’agit de ne pas la nourrir ni  la laisser s’installer et nous envahir.

S’aimer soi-même est une priorité. S’accepter, se pardonner, se remercier et croire en soi vont favoriser l’énergie du cœur. Il faut apprendre à s’aimer soi-même pour pouvoir donner et recevoir l’amour. Est ce que cela veut dire que je dois respirer la joie de vivre 24h/24h et aimer tout le monde? Non! Les excès ne sont jamais bons même quand il s’agit d’émotions dites «positives». D’ailleurs, l’excès d’amour de soi ou des autres n’est pas favorable du tout.

L’ESTOMAC : Il représente ce qui me nourri et me comble, de l’intérieur comme de l’extérieur.

  • La colère affaibli l’énergie de l’estomac.
  • La satisfaction favorise l’énergie de l’estomac.

La colère, qu’elle soit exprimée ou gardée à l’intérieur aura l’effet d’une boule de feu ou d’un nœud dans le plexus. Cette colère jaillit pour exprimer le vide ou le manque que je ressens, elle est le reflet de mes frustrations. Tant que j’entretiendrai cette colère sans chercher à comprendre le besoin caché derrière, je ne me sentirai jamais comblé. Il ne faut pas pour autant fuir la colère et la garder enfouie à l’intérieur ! C’est un feu qui ne s’éteindra pas tout seul et qui continueras de me ronger de l’intérieur.

La satisfaction et le contentement sont des sentiments qui nous font nous sentir vivant. Et pour être vivant j’ai besoin de me nourrir, me combler. Il ne s’agit pas seulement de nourriture, mais de ce dont je joui, et le plaisir que je prends dans la vie, ce qui m’épanoui. Comme toujours, attention a l’excès. Au sens propre comme au sens figuré, trop se nourrir sera la cause de déséquilibres. Qu’est ce que je cherche à combler ?

LES POUMONS : Ils représentent l’estime que j’ai de moi-même et mon émerveillement à la vie.

  • La tristesse affaibli l’énergie des poumons.
  • L’estime de soi renforce l’énergie des poumons.

La honte et la tristesse sont des sentiments très désagréables qui affectent l’énergie des poumons. Parfois on sous estime notre propre valeur et on ne se sent pas capable ou on pense ne pas être méritant. Biensûr la tristesse est une émotion qui doit être vécue et non niée, mais il faut la traverser, ne pas s’y installer et se renfermer. Le sentiment de honte me renvoie à mes propres valeurs et au respect que je me porte.

Quand je suis conscient de ma propre valeur, plus rien ne m’arête, je sais de quoi je suis capable et les jugements (intérieur ou extérieur) ne m’atteignent plus. Être plus tolérant envers moi-même et envers les autres, des préjugés et du sentiment de honte. Le bon équilibre réside dans l’humilité, c’est bien d’être fière de soi mais il faut garder un auto-jugement bienveillant afin de ne pas tomber dans l’excès de fierté.

LES INTESTINS : Ils représentent notre capacité à assimiler et lâcher prise.

  • La culpabilité affaibli l’énergie du cœur.
  • Le lâcher prise favorise l’énergie du cœur.

Tous les sentiments et émotions que je garde pour moi restent bloqués dans les intestins et ce sont eux qui créent cette boule au ventre qui me ronge de l’intérieur. Est-ce que les expressions «ça me bouffe» ou «je ne digère pas telle situation» te parlent? C’est ce qui arrive lorsque j’intériorise tout et n’exprime pas, ne laisse pas sortir ce qui me met mal à l’aise. Alors oui, il faut laisser sortir et exprimer ses sentiments, mais de manière appropriée. Le mieux est d’essayer de prendre du recul et d’utiliser la communication non violente afin d’exprimer les besoins liés à nos émotions et ne pas laisser notre mécontentement exploser de façon démesurée.

Lâcher prise c’est accepter de me libérer de ce qui me pèse pour me sentir plus léger(e) En acceptant et en exprimant mes émotions de façon appropriée je laisse partir ce dont je n’ai pas besoin et je « digère » mieux les situations. J’accepte de laisser partir ce que je ne peux pas contrôler et qui me ronge. Cela ne signifie pas que je dois tout laisser couler comme si cela ne m’atteignait pas. Pour chaque situation j’observe mon ressenti, je garde le bon et éjecte le mauvais, après avoir assimilé et digéré, je me sens plus libre et léger(e).

LES REINS : Ils représentent mes peurs et ma joie de vivre.

  • Les peurs et les doutes affaiblissent l’énergie des reins.
  • La joie de vivre et la détermination renforcent l’énergie des reins.

Les peurs, les doutes et l’anxiété, comme des murs, ou des barrières bloquent mon énergie vitale et m’empêchent de passer à l’action. J’ai beau avoir des projets (dans la tête), l’envie et la motivation (dans le cœur), je ne trouve pas la détermination (dans le corps) pour sauter le pas. La peur de rater ou la peur du risque (tout ce que je ne peux pas contrôler en amont) vont me bloquer les jambes, et m’empêcher de passer à l’action. Les peurs, les doutes et l’anxiété sont des réactions normales qui nous renvoient à notre vécu, nos expériences négatives et notre instinct de survie. Il ne faut pas les nier, mais les écouter et comprendre le besoin de sécurité et d’être rassuré qui se cache derrière.

Quand je me libère de mes peurs (expériences du passé), que je vais au-delà de mes doutes (anticipations du futur, que je ne peux pas contrôler) et que je me concentre sur moi, ma respiration ici et maintenant, j’accepte de vivre au temps présent. Je m’ouvre à la vie, dans la joie, l’action et la créativité, j’ose, j’accepte les défis. Comme d’habitude, il ne faut pas se laisser aveugler par une joie de vivre excessive qui tournerait à l’insouciance et inhiberait notre conscience. Notre cerveau reptilien (la partie «primitive» de notre cerveau, notre instinct) est là pour nous envoyer un minimum vital de «stress» pour assurer notre survie.

LE FOIE : Il représente la transformation et mon évolution.

  • L’apathie et l’indifférence affaiblissent l’énergie du foie.
  • La transformation et l’évolution favorisent l’énergie du foie.

Quand je suis dans l’apathie, je suis dans l’indifférence émotionnelle, je suis comme bloqué(e), je ne peux plus avancer, je stagne et je baisse les bras. Souvent ce sont des émotions « non digérées » qui sont bloquées, comme la rancune ou une colère archaïque par exemple. Ces émotions bloquées m’empêchent d’avancer et de m’ouvrir à la transformation, elles bloquent ma croissance (on parle aussi bien de croissance physique, qu’émotionnelle). Avec le temps je me renferme dans l’indifférence et n’accepte aucune évolution.

Pour qu’il y ait de la vie il faut qu’il y ait du mouvement. Pour croître, il faut accepter la transformation, et les étapes que cela implique. L’exemple le plus parlant est celui de la chenille qui devient papillon! Le foie est aussi en lien avec la naissance (ou RE-naissance), quand je m’ouvre à la transformation, chaque évolution est comme une re-naissance. Pour avancer dans la vie, favoriser ma croissance je dois accepter d’avancer et évoluer à travers les différentes étapes qui se présentent à moi, en exprimant librement mes émotions, comme le jour de ma naissance où je suis passé(e) de fœtus à nouveau-né en pleurant (la colère !).

Il est grand temps d’écouter ce que votre corps essaye de vous dire!

Les pratiques qui proposent une approche psychocorporelle telle que la kinésiologie peuvent vous aider à comprendre et mieux accueillir vos émotions afin de retrouver une harmonie intérieur. Prendre soin de son corps, c’est avant tout écouter ses besoins et ses maux. Le corps exprime en MAUX, ce que vous n’exprimez pas en MOTS!

La kinésiologie ne remplace en aucun cas une consultation chez un médecin ou un professionnel de santé.

Marine Beausoleil – kinésiologue à Lieusaint, Seine-et-Marne (77)

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